Mécénat d'entreprise
Grandes entreprises,
banques, assurances et vous tous, entrepreneurs qui désirez soutenir
une action de qualité en faveur de la nature et de l'environnement,
laissez-vous
tenter par le mécénat d'entreprise.
Pour que vous puissiez être à nos côtés, nous avons
fait les démarches pour faire reconnaître l'assocaition Jardins en
Herbes comme 'Association d'intérêt général' ced qui vous
permettra de profiter
d'avantages fiscaux.
Rejoignez
le Jardin botanique d'Auvergne et aidez le travail des
volontaires bénévoles qui
oeuvrent à sa création et à son développement.
Demandez Jean Marc FOURVEL pour les renseignements
au 06 83
34
21 57.
Des informations sur le mécénat prise sur le net
Source : le Journal du net -
http://www.journaldunet.com/
Qu'est-ce
que le mécénat d'entreprise ? Dans quelle logique l'aborder ? Quelles
formes peut-il prendre ? Est-il accessible aux petites entreprises ?
Eclairage sur ce phénomène qui prend de plus en plus d'importance.
L' Admical (Association pour le développement du mécénat industriel et
commercial) et le CSA ont mené une enquête en mars 2006 auprès de 572
entreprises de 200 salariés et plus, selon la méthode des quotas. Une
étude qui éclaire sur le type d'entreprises engagées dans le mécénat,
la nature des projets, les secteurs d'activité les plus généreux,
l'implication des salariés... En voici les principaux résultats.
Qui sont les entreprises mécènes ?
18 % des entreprises de plus de 200 salariés ont une politique de
mécénat, soit environ 800 entreprises. Une part en augmentation
d'autant plus frappante qu'elle ne constitue par définition pas une
activité rémunératrice pour l'entreprise.
Bien que peu spectaculaire, le mécénat de solidarité est en hausse : il
dépasse cette année le mécénat culturel."
Jacques Rigaud, Admical
D'autre part, les plus généreuses ne sont pas toujours celles que l'on
imagine. La répartition des entreprises mécènes par taille indique en
effet que 53 % des sociétés mécènes sont des PME (de 200 à 499
salariés). 15 % comptent 500 à 999 salariés, 32 % plus de 1.000.
Même si les services et l'industrie manufacturière regroupent à eux
seuls les deux tiers des entreprises mécènes, le mécénat concerne
désormais tous les secteurs d'activité : agro-alimentaire, énergie,
transports, construction et commerce.
Répartition des entreprises mécènes par secteur d'activité (source :
Admical/CSA)
Enfin, 57 % des sociétés mécènes sont implantées en région. Marianne
Eshet, déléguée générale d'Admical, souligne en effet : "On connait
surtout le mécénat des grands groupes du CAC 40, mais Admical est
sollicité toutes les semaines pour aller en région". Le mécénat se
rapproche des nouvelles attentes de l'entreprise face à la société :
implantation dans son environnement, construction d'une identité
positive, cohésion interne, valorisation de l'image en externe...
Les budgets consacrés au mécénat
En 2005, les entreprises de plus de 200 personnes ont consacré 1
milliard d'euros à des activités de mécénat. La très nette prédominance
des services se confirme, puisque ce secteur a fourni à lui seul près
des trois quarts de cette somme. Ainsi que le précise Marianne Eshet :
"Les mécènes historiques que constituent les banques et les assurances
y demeurent des contributeurs essentiels." En revanche, seulement 12 %
du budget total émane de l'industrie manufacturière, qui représente
pourtant 35 % des entreprises mécènes. Le secteur de
l'énergie-transport-construction se montre beaucoup plus dynamique,
puisque 11 % des entreprises mécènes fournissent 13 % du budget total.
L'observation du montant du mécénat en fonction de la taille de
l'entreprise montre que si les grandes entreprises donnent près de 700
millions d'euros, les PME fournissent tout de même 31 % du budget
global.
En hausse : la solidarité et le mécénat croisé
Le premier domaine où interviennent les entreprises mécènes (66 %) est
la solidarité. Comme le note Jacques Rigaud, président d'Admical :
"Bien que peu spectaculaire, le mécénat de solidarité est en hausse :
il dépasse cette année le mécénat culturel". Une progression à imputer
très certainement au tsunami de la fin de l'année 2004.
"La recherche et le sport commencent à prendre de l'importance", note
Jacques Rigaud. La création des fondations de recherche, impulsée par
le ministère de la Recherche, aura certainement stimulé l'intérêt des
entreprises. Par ailleurs, elles sont de plus en plus à mettre en place
des opérations de "mécénat croisé", qui associent actions sportives et
solidaires. Car le sport sert très efficacement de vecteur d'insertion
et d'éducation. "Auparavant inclus dans la catégorie "solidarité", le
mécénat sportif prend aujourd'hui toute sa dimension", ajoute Jacques
Rigaud. De plus, les actions en faveur du mécénat environnemental se
développent maintenant souvent en cohérence avec la politique de
développement durable.
Des salariés de plus en plus impliqués
Il existe plusieurs façons de pratiquer le mécénat. Certes, 88 % du
mécénat d'entreprise prend aujourd'hui la forme de contribution
financière. Mais le mécénat en nature (don de matériel, technologie,
prêt de locaux, espace média...) et le mécénat de compétences (mise à
disposition de salariés) se développent d'année en année. En 2005, 31 %
des entreprises mécènes pratiquaient le mécénat en nature, et autant le
mécénat de compétences.
La multiplication des fondations prouve que le mécénat s'inscrit de
plus en plus dans la stratégie long terme des entreprises."
Jacques Rigaud
D'autres formes d'implication des salariés se font jour, telles que le
bénévolat, le parrainage, les congés solidaires ou le volontariat,
particulièrement dans le cadre de projets de solidarité. Autant
d'actions qui contribuent à inscrire le mécénat dans la stratégie de
communication interne de l'entreprise.
La loi du 1er août 2003 favorise l'augmentation des budgets
Au titre de 2005, ce sont 55 % des entreprises pratiquant le mécénat
qui vont bénéficier de la réduction d'impôt liée à la loi du 1er août
2003. Pour Marianne Eshet, "si cet avantage fiscal n'est pas considéré
comme déclencheur de l'acte de mécénat, il l'accélère
incontestablement, notamment chez les PME, qui n'auraient pas pensé
sinon avoir les moyens de faire du mécénat". Tendance confirmée par
l'enquête Admical/CSA, puisque la moitié des entreprises annoncent leur
intention d'augmenter leur budget de mécénat.
Enfin, sur les 210 fondations existantes à ce jour, 90 ont vu le jour
depuis 2004. "Or, explique Jacques Rigaud, c'est un mode d'expression
du mécénat qui permet d'inscrire l'action dans la durée. Cette
multiplication des fondations prouve donc que le mécénat s'inscrit de
plus en plus dans la stratégie long terme des entreprises."
Le mécénat n'est pas l'apanage de quelques riches donateurs. Il
concerne aussi le monde de l'entreprise, qu'il relie au monde culturel
et à la société de manière générale. "La liberté d'entreprendre est le
moteur du mécénat", déclare Jacques Rigaud, président de l'association
de promotion du mécénat d'entreprise Admical (Association pour le
développement du mécénat industriel et commercial). Une liberté à
laquelle s'ajoutent toutefois quelques spécificités...
Qu'est-ce que le mécénat d'entreprise ?
Une entreprise mécène, en tant que personne morale, agit dans un
intérêt autre que celui de sa propre exploitation, en apportant un
soutien matériel à des activités présentant un but non lucratif.
Le mécénat ne tolère pas l'existence de retombés commerciales
quantifiables, à la différence du parrainage. Pour Jacques Rigaud, "le
mécénat est une expression nouvelle de la société civile comme partie
prenante de l'intérêt général". La notion d'intérêt général regroupe de
nombreux secteurs d'intervention que l'on peut regrouper en cinq
catégories : la solidarité, la culture, l'environnement, le sport et la
recherche.
Par ailleurs, la contribution à l'activité de mécénat peut prendre
différentes formes :
financière : il peut s'agir de cotisations, de subventions,
d'apports en numéraire ;
en nature : le versement peut, dans ce cas, consister en la
remise d'un bien immobilisé, de marchandises en stock, en l'exécution
de prestations de services, en la mise à disposition de moyens
matériels, personnels ou techniques ;
technologique : le mécénat technologique consiste à mobiliser
le savoir-faire, le métier de l'entreprise au bénéfice de partenaires
culturels ou du monde de la solidarité ;
de compétences : il s'agit de la mise à disposition de
compétences de salariés de l'entreprise, sous forme d'accompagnement
dans le montage du projet, d'appui technique de courte ou longue durée.
Quels bénéfices l'entreprise peut-elle en retirer ?
"Il faut arrêter de penser que le mécénat n'est que de la communication
bon marché pour les entreprises", défend Jacques Rigaud. "Si cette
raison a été déterminante aux débuts du mécénat, aujourd'hui elle est
de plus en plus supplantée par d'autres considérations." Sans oublier
que la loi interdit d'exploiter les actions de mécénat en vue de
retombées commerciales, sans quoi on parle de sponsoring ou de
parrainage.
Jacques Rigaud préfère voir le mécénat comme un "moyen de réflexion sur
l'identité profonde de l'entreprise". Le rapprochement vers des milieux
différents, artistiques par exemple, génère des chocs culturels
bénéfiques et amène l'entreprise à se sensibiliser à d'autres
thématiques que son activité productive.
Finalement, le bénéfice le plus grand que l'entreprise peut retirer
d'une politique de mécénat active, si elle s'en donne les moyens, reste
l'implication de ses salariés. La mise en valeur de l'entreprise,
l'affirmation de son rôle d'acteur dans la société civile sont des
moteurs de fierté et d'implication des salariés. Encore faut-il les
intégrer à ses actions en les consultants, leur offrant la possibilité
de soumettre des idées, de participer... et en communiquant sur les
retombées de leurs actions. Une façon de procéder que Total a bien
intégré puisque dans le cadre d'un partenariat avec la Fondation du
Patrimoine, les salariés sont invités à proposer des lieux qui méritent
d'être sauvegardés.
Quelle forme peut prendre le mécénat d'entreprise ?
L'implication de l'entreprise peut se faire de façon directe en
contribuant à un projet par un ou plusieurs des moyens précédemment
cités. Elle peut également se faire de façon indirecte en dispensant
des fonds mais également des moyens humains et technologiques à un
intermédiaire. Cela permet alors de décentraliser la gestion de cette
activité et de l'inscrire dans la stratégie à long terme de
l'entreprise. Les structures de soutien peuvent prendre différentes
formes : association, fondation ou club d'entreprise.
Historiquement, le mode associatif a été privilégié du fait de la
légèreté des démarches administratives requises lors de sa création.
Aujourd'hui, le cadre légal mais aussi fiscal encadrant les fondations
a évolué, ce qui a permis une croissance significative du nombre de
créations de fondations. On en dénombre 200 nouvelles depuis 1983, dont
70 depuis 2003 et pas moins de 27 depuis le début de l'année 2006.
Ce système juridique se distingue de l'association qui est avant tout
un regroupement de personnes physiques ou morales. La fondation,
nécessairement dotée d'un patrimoine, naît de la volonté de ses
fondateurs de faire une donation en faveur de l'intérêt général. Cette
structure est donc spécifiquement dédiée au mécénat. Elle peut prendre
différentes formes : reconnue d'utilité publique, d'entreprise ou bien
sous égide.
La fondation reconnue d'utilité publique est un titre accordé sur
demande par le Conseil d'Etat après examen de plusieurs critères :
- la fondation est créée pour une durée illimitée ;
- afin de conserver sa liberté financière, le budget de la fondation
doit être financé à titre principal par les revenus de la dotation
originelle ;
- l'affectation des biens à la fondation doit être irrévocable (les
fondateurs perdent la propriété des moyens apportés en dotation), ce
qui garantit la pérennité financière de l'institution ;
- l'organisme est indépendant de l'Etat.
La fondation reconnue d'utilité publique est seule habilitée à recevoir
des donations et legs et faire appel à la générosité publique. La loi
de 2003 a supprimé le seuil de 800.000 euros de dotation originelle et
a mis en place des modalités assouplissant l'apport du capital.
Toutefois, l'ampleur de ce patrimoine, qui est un critère distinctif de
la fondation reconnue d'utilité publique, reste un élément très
dissuasif pour les entreprises.
C'est pourquoi la fondation d'entreprise a progressivement été
privilégiée pour les sociétés civiles ou commerciales, les
établissements publics à caractère industriel et commercial, les
coopératives et les mutuelles. Au lieu de se financer sur sa dotation
de départ, la fondation d'entreprise fonctionne avec un budget annuel,
ce qui permet d'étaler les apports de fonds. Sa durée de vie est plus
courte mais sa capacité juridique est également plus restreinte (lire
l'article fiscalité).
Enfin, il est aussi possible de faire abriter sa fondation par la
Fondation de France ou de l'Institut de France, en déléguant ainsi
toute la gestion de la structure.
Un troisième format permet aux entreprises de pratiquer le mécénat. Il
s'agit des clubs d'entreprise, ces regroupements de sociétés qui
mettent en commun leurs moyens pour une action de mécénat. Une solution
qui permet d'œuvrer collectivement pour un même projet, mais aussi, aux
plus petites entreprises de mutualiser leurs fonds.
La loi du 1er août 2003 a permis à la France de rattraper son retard en
termes d'incitations fiscales au mécénat, par rapport à ses voisins
européens. Ces derniers ont été en effet plus précoces et surtout plus
généreux. Toutefois, comme le rappelle Jaques Rigaud, président
d'Admical (Association pour le développement du mécénat industriel et
commercial), "l'importance du rôle de l'Etat dans la culture et la
répartition des richesses en France explique de beaucoup le retard de
la France dans le mécénat." Aujourd'hui les conditions juridiques et
fiscales encadrant le mécénat permettent à ce dernier de se développer.
Les mesures fiscales
Première et principale mesure d'aide, entreprendre une action de
mécénat ouvre désormais droit à une réduction d'impôt sur les sociétés
égale à 60 % des montants engagés, dans la limite de 5 ‰ du chiffre
d'affaires total hors taxe.
En cas de dépassement de ce seuil ou bien si le résultat de l'exercice
en cours est nul ou négatif, il est possible de reporter l'excédent sur
les cinq exercices suivants.
Des avantages spécifiques pour les actions à vocation culturelle Trésor
national
Les trésors nationaux sont des biens culturels qui, présentant un
intérêt majeur pour le patrimoine national du point de vue de
l'histoire, de l'art ou de l'archéologie, ont fait l'objet d'un refus
temporaire de sortie du territoire. Après refus du certificat
d'exportation, l'administration peut faire une offre d'achat au
propriétaire. Si l'Etat renonce à l'acquisition, l'œuvre peut quitter
le territoire national.
La réduction d'impôt peut monter à 90 % dans le cas de versements
effectués pour l'acquisition, par l'Etat ou toute autre personne
publique, d'un trésor national se trouvant sur le sol français ou d'un
bien culturel d'intérêt majeur situé à l'étranger. S'il s'agit d'une
acquisition pour son propre compte, l'entreprise peut alors déduire 40
% de ses dépenses.
Quelques particularités sont en vigueur, notamment sur les actions
ayant trait à l'art contemporain. Les entreprises qui achètent des
œuvres originales d'artistes vivants et qui les inscrivent à un compte
d'actif immobilisé peuvent amortir cet investissement. Une dotation
égale à un cinquième du montant (à hauteur de 5 ‰ du chiffre
d'affaires) peut être déduite du résultat lors de l'acquisition et
pendant les quatre années suivantes. Mais pendant cette période,
l'entreprise a l'obligation d'exposer gratuitement l'œuvre au public.
Le même principe prévaut dans le cas d'achat d'instruments de musique
en vue de les prêter à des artistes. La déduction porte alors sur
l'intégralité des dépenses et ce, sans plafond.
Ce qui relève du mécénat fiscalement parlant
Une activité relève du mécénat si elle se limite à la simple mention du
nom du donateur sans mentionner un quelconque message publicitaire.
L'administration fiscale reconnaît l'existence de contreparties dans
une opération de mécénat, à condition qu'il existe une disproportion
marquée entre les sommes données et la valorisation de la prestation
rendue. Le montant des contreparties autorisées est aujourd'hui limité,
par la jurisprudence, à 25% du montant total du don.
Le statut de fondation d'entreprise
Les lois de 2000 et 2003 ont successivement allégé la fiscalité et les
démarches à la création de fondations. Ces structures particulières
servent d'intermédiaire entre l'entreprise et le bénéficiaire et
permettent d'orienter la politique de mécénat de l'entreprise vers une
vision long terme.
Il existe plusieurs types de fondations dont une spécialement dédiée
aux sociétés : la fondation d'entreprise. Instaurée en 1990, elle est
créée pour une durée minimale de cinq ans par autorisation du préfet du
département du siège de la fondation. Son programme d'action doit
compter un budget au moins équivalent à 150.000 euros mais ses
fondateurs ne sont pas obligés de composer une dotation initiale.
Si elle a droit aux subventions des administrations publiques, elle ne
peut faire appel à la générosité publique ni recevoir de dons et legs.
Seule exception, depuis 2003, la fondation d'entreprise peut recevoir
les dons de ses salariés.
Lorsque la société effectue des versements auprès de sa fondation, elle
a droit à la même réduction d'impôt que lorsqu'elle engage une action
directe de mécénat.