Editorial

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Au moins 15% de la flore est menacée

Le cœur du Massif central porte cinq plantes « en danger critique d’extinction » au titre de Liste rouge de la flore vasculaire de France métropolitaine qui vient d’être publiée.

15 % de la flore menacée en France et 40% à l'échelle du Massif central

Parmi les menaces qui pèsent sur la flore. Les auteurs incriminent « principalement la modification des habitats naturels, l’urbanisation croissante, l’artificialisation des terres, l’intensification ou l’abandon de certaines pratiques agricoles. Ces pressions exercées sur les plantes et leur habitat sont rarement isolées, elles s’additionnent et conduisent, dans un effet de synergie ». Il y a bien sûr le changement climatique à anticiper, mais déjà : la disparition des zones humides, drainées et asséchées pour l’agriculture ou la construction de nouvelles zones urbaines, le recul du pastoralisme, l’usage excessif d’herbicides… Pour autant : « Il est encore possible d’agir?! »  rappelle le rapport. Étapes attendues en 2020 : le Congrès mondial de la nature et de la COP Biodiversité.

Lire l'article complet du quotidien La Montagne

L'UNION FAIT LA FORCE

Vous avez envie de faire quelque chose pour notre flore ? Il est temps de rejoindre les actions du jardin botanque d'Auvergne pour marquer votre attachement à nos actions pour la connaissance et l'étude de la flore sauvage. Notre militantisme lui n'est pas sauvage mais réfléchi pour promouvoir l'idée "Qui connaît bien, protège mieux". Nos actions pour notre flore locale sont faites pour vous.

Renseignements sur nos activités au 06 86 80 51 58

Note aux lecteurs


Jean Marc Fourvel, président fondateur du Jardin botanique d'Auvergne


 

Nous aimerions être plus entourés...

Le 26 juillet 2015

Je me prépare à une retraite active depuis quelques années déjà. Car je désire au fond de moi conserver l'envie de faire à la retraite ce que je n'ai pas pu entreprendre pendant ma vie professionnelle. Je préfère être acteur plutôt qu'être spectateur. Faire partie d'un moteur sociétal à l'aube d'une nouvelle vie ne me déplairait pas...

Etre actif et dynamique durant ma retraite ne me déplaît pas car j'aime partager mon savoir à qui veut m'entendre ! Aujourd'hui, je partage mes connaissances et mon expérience de technicien horticole et de jardinier botaniste depuis plus de 20 ans. Pour cela, il y à 10 ans, j'ai fondé un jardin botanique pas comme les autres car entièrement bénévole et participatif. Une association qui le gère complète l'organisation. En effet, différent des autres car on s'intéresse dans ce jardin botanique aussi bien aux plantes cultivées qu'aux herbes sauvages de notre région (mauvaises herbes étant un gros mot...) Mais cela ne se fait pas sans mal !

Mon quotidien est fait de félicitations pour ce que nous entreprenons, mais il est intéressant de constater que c'est étroitement lié à un désintérêt du public pour un engagement fort en ce qui concerne l'entretien et le fonctionnement de ce jardin botanique. Comme quoi il est toujours facile d'avoir une étique à laquelle tout le monde adhère à condition qu'elle ne demande peu d'effort et surtout aucun de sacrifice dans la vie de tous les jours.

Toutes les raisons  sont là :

  • dommage, c'est super votre projet, mais je suis trop loin,
  • je suis bientôt à la retraite, je reviendrai plus tard,
  • je m'engagerais bien, mais j'ai fait des demandes d'emploi et cela risque de m'éloigner,
  • c'est dommage, je ne plus continuer au jardin, avec les enfants vous comprenez,
  • j'ai mes parents qui sont vieux, il faut que je m'en occupe,
  • vous comprenez avec les enfants, c'est pas possible,
  • je viens d'acheter un camping-car, je ne suis pas disponible car je voyage,
  • je suis encore en activité, je n'ai pas de temps,
  • je suis déjà engagé dans d'autres associations, je ne peux pas tout faire,
  • ...

Ah que notre vie serait plus douce dans nos jardins si chacun prenait de petites responsabilités ! Aïe, j'ai dit responsabilités, cela fait fuir. Ceux qui pourraient s'engager le sont déjà, mais ailleurs, avec des responsabilités qui les empêchent de se disperser.

Notre site Internet est sans équivoque, les motivations et la philosophie sont clairement explicitées dans une charte qui vient couronner le tout. Au dire de tous, c'est un joli projet ! De petites choses simples sont à faire même si vous disposez que de deux heures par mois... Qui saurait dire non ?

N’hésitez pas à commenter l'article ou à prendre contact avec nous !


 

Note aux lecteurs

Depuis longtemps à travers le monde les jardins botaniques jouissent d’une réputation d’excellence dans l’étude des sciences, de la botanique et de l’horticulture. Or c’est à l’heure où notre planète a besoin de toutes les énergies pour protéger la diversité biologique, véritable patrimoine naturel mondial, qu’en France la botanique disparaît de notre enseignement.

Il est donc essentiel, aujourd'hui que de nombreux acteurs européens se positionnent en faveur de la protection de la nature et plus particulièrement de la protection du monde végétal. Avant même le Grenelle de l'environnement, notre association Jardins en Herbes s'emploie à créer un lieu d'étude, d'observation et d'information sous la forme d'un Jardin botanique didactique et d'agrément présentant la flore de la région. Jardins en Herbes puise ses fondements dans les résolutions des différents sommets de la terre.

Ces principes, repris dans le "Plan d'action pour les Jardins Botaniques de l'Union européenne du Botanic Garden Conservation International" ainsi que dans la "Charte de l'association des Jardins Botaniques de France et des Pays Francophones", nous servent de guide dans notre projet. Ils précisent les rôles et les missions des grands jardins botaniques, et constituent un cadre de travail et les orientations à suivre pour Jardins en Herbes. Outils stratégiques, ces principes nous aident à définir des priorités, argumenter des choix, valider des orientations et renforcer l'appartenance de Jardins en Herbes au réseau des Jardins Botaniques de France.

Dans la conjoncture actuelle, personne ne doutera de l'utilité et de l'efficacité d'un jardin botanique pour mieux faire connaître le riche patrimoine naturel d'une région comme l'Auvergne. Le projet peut compter sur la dynamique d'une prise de conscience collective de la perte de cette biodiversité par notre société. Cette dynamique donne un intérêt particulier au Jardin botanique d'Auvergne et à ses différentes composantes. Profitons de cet élan pour offrir aux Clermontois un jardin d'initiation et de découverte de la nature, un lieu où l'on apprend à respecter et à protéger le monde végétal.

 Le Puy de Dôme dans sa robe verdoyante.